Les rénovations sont essentielles pour les entreprises. Les immeubles qui ne répondent pas aux exigences évolutives des codes et des réglementations reliés aux émissions de carbone ou aux attentes changeantes des investisseurs et des locataires risquent d’être laissés de côté ou de se déprécier considérablement.
On compte actuellement plus de 500 000 bâtiments commerciaux et institutionnels au Canada, et la plupart d’entre eux seront encore en fonction en 2050 – date butoir des engagements climatiques internationaux du Canada.
Les cibles de décarbonation de l’environnement bâti sont décrites dans le Plan de réduction des émissions pour 2030 et les cibles de carboneutralité du Canada. Pour atteindre ces cibles, il faudra rénover de trois à cinq pour cent des bâtiments par année, alors que le taux de rénovation actuel est inférieur à un pour cent, selon Ressources naturelles Canada.
Parmi les autres facteurs politiques clés, citons la Stratégie canadienne pour les bâtiments verts (SCBV), qui vise à accélérer les rénovations et à promouvoir les matériaux à faible teneur en carbone, ainsi que les nouvelles modifications apportées à la Loi sur l’efficacité énergétique et les mises à jour du Code national du bâtiment, qui renforcent les normes d’efficacité pour les systèmes de CVCA, l’éclairage et l’isolation, en les alignant sur le Code national de l’énergie pour les bâtiments (CNÉB) et les critères de LEED® , afin d’imposer des performances minimales plus élevées. De plus, de nombreuses provinces intègrent des exigences de rénovation dans leurs codes du bâtiment pour s’assurer que chaque rénovation entraîne une amélioration minimale de la performance énergétique.
Les engagements ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) contribuent également à accélérer les rénovations et la décarbonation des bâtiments en influençant les flux de capitaux, en favorisant la transparence réglementaire et en remodelant la
dynamique du marché.
Les investisseurs soucieux des critères ESG demandent des bâtiments sobres en carbone et écoénergétiques. Les fiducies de placement immobilier (FPI), les promoteurs et les prêteurs intègrent des stratégies de décarbonation, y compris des rénovations, dans leurs critères d’investissement afin de répondre à ces attentes ESG.
Les investisseurs, les propriétaires et les locataires anticipent la croissance des normes obligatoires de divulgation ESG et de données climatiques, ainsi que des exigences régionales liées à la performance. En fait, le Conseil canadien des normes d’information sur la
durabilité (CCNID), en accord avec l’ISSB, établit des exigences pour les entreprises publiques, y compris les entités immobilières, afin qu’elles déclarent leurs émissions de GES et leurs risques climatiques, ce qui renforce l’incitation à rénover les portefeuilles immobiliers.
Les rénovations peuvent être complexes et coûteuses. La certification fournit une vérification indépendante par un tiers à l’effet que les objectifs de réduction du carbone sont atteints, et qu’il ne s’agissait pas seulement d’une promesse. La certification renforce la confiance des propriétaires, des investisseurs et des locataires qui demandent de plus en plus des mesures climatiques mesurables.
La certification peut également rationaliser les déclarations réglementaires et ESG, en fournissant des données crédibles et vérifiables sur les réductions d’émissions. Les certifications comme celles du Bâtiment à carbone zéro (BCZ) et de LEED v5 offrent des
méthodologies reconnues pour faire le suivi et rendre compte des réductions de carbone, et il existe de nombreux autres programmes de bâtiment durable parmi lesquels choisir.
Les investissements intelligents dans la durabilité contribuent à améliorer la performance des bâtiments, à réduire les coûts d’exploitation et à accroître la satisfaction des locataires et la valeur des actifs. Pour établir une solide analyse de rentabilité des rénovations, il faut combler les lacunes de financement et remédier à l’insuffisance des capitaux, tout en équilibrant la valeur actuelle et potentielle de l’actif.
Lorsque le secteur du bâtiment du Canada accordera la priorité à la rénovation des bâtiments et s’alignera sur les objectifs ESG, les tendances réglementaires et les attentes des locataires, nous en tirerons les avantages suivants :
- Accélération du rythme des rénovations : des modèles de RCI clairs et des outils de financement permettent de débloquer les projets en suspens et d’accroître l’ampleur des rénovations afin d’atteindre les objectifs climatiques du Canada.
- Atténuation des risques liés aux investissements : le fait de lier les rénovations à la valeur de l’actif, à la performance ESG et à la conformité réduit le risque perçu pour les prêteurs et les investisseurs.
- Obtention d’avantages connexes : l’amélioration de la santé des occupants, la résilience et les économies opérationnelles renforcent la compétitivité et l’attrait exercé sur le marché.
Rénover, maintenant et l’Accélérateur de rénovations Purpose s’efforcent d’élaborer des analyses de rentabilité plus solides et plus standardisées, étayées par des données fiables, afin de transformer les rénovations de projets axées sur la conformité en investissements stratégiques qui accélèrent la décarbonation.



